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Cours d'arabe dialectal

Grâce à une correspondante, voici de quoi vous débrouiller facilement en arabe dialectal.

Pourquoi un cours d'arabe dialectal ?

Que de fois ai-je entendu de réflexions du genre
" Pfff, ils ne parlent même pas français!"
" Comment si fait-il qu'il ne parlent pas français ?"
" Tiens, ils ne parlent pas français ..."

Mais pourquoi diable devrait-on parler français en Egypte ?
La français n'est qu'une langue parmi tant d'autres et, n'en déplaise aux franchouillards ( pas aux Français, nuance, ), la France n'est pas le nombril du monde. Fini, le temps de colonies et celui où Voltaire posait la question "Comment peut-on être Persan ?"
N'en déplaise à beaucoup, la langue française n'est pratiquée que par les touristes ... français, par moins de la moitié des touristes belges et suisses et par les touristes québécois.
Or, voici, par ordre décroissant, les pays les plus représentés par les touristes (*):

  1. Pays du Moyen-Orient
  2. Pays de l'ex-URSS ( Russie, Bélarus, Ukraine etc...)
  3. Grande-Bretagne
  4. Allemagne
  5. Italie
  6. Espagne
  7. France


Après l'arabe, la langue la plus pratiquée est l'anglais, langue du tourisme international.
Puis, en fonction du nombre de touristes, l'italien, le russe, l'allemand,
Ce qui relègue le français en 6e position !
Combien de membres du personnel de nos palaces 5* en Europe parlent 6 langues ?
Eh oui, il faut vous résigner... en Egypte, on ne parle pas français et c'est tout à fait normal !
Mais rien ne vous empêche, vous, d'apprendre quelque mots d'arabe ...
Vous trouverez sur ce site quelques mots simples mais aussi un cours d'arabe dialectal et je peux vous assurer, par expérience, que la connaissance de ces mots et expresions facilite grandement la vie et surtout les rapports humains.
(*) Source: Ministère égyptien du tourisme


Lorsque Marie-Hélène m'a proposé ces cours d'arabe dialectal, je n'ai pas hésité une seconde.

C'est avec un plaisir immense que j'ai accepté sa collaboration et je la remercie beaucoup de son initiative. C'est vraiment une chance que j'ai de pouvoir vous proposer cela.

Inutile de dire qu'il n'est pas question de faire de vous (de nous) de parfaits arabisants capables de soutenir une thèse devant un aréopage de spécialiste de l'arabe classique. Le but est de pouvoir se débrouiller en arabe dialectal, ce qui vous facilitera grandement les rapports que vous aurez avec les Egyptiens lors de votre voyage. Vous découvrirez vite toutes les portes et les coeurs qui s'ouvriront à vous.
Ces "cours" se font sous forme de mini-leçons qui paraîtront à un rythme régulier afin de vous laisser le temps d'assimiler la matière.
Voici donc le préambule....

Vous avez décidé d’apprendre quelques rudiments d’arabe dialectal ? Alors voici quelques petites leçons concoctées tout exprès pour vous, qui vous permettront d’entrer très vite dans le vif du sujet.

Un peu de phonétique avant de commencer !

Voici les conventions phonétiques utilisées dans les mini-leçons qui vont suivre. C’est un peu rébarbatif, mais à moins de se lancer directement dans l’apprentissage de l’arabe en alphabet arabe, c’est un passage obligé. Courage !...

a = a court

ā = a long (tirant un peu sur le son « èèèè »)

â = grave (après une consonne emphatique)

e = prononcer « è » comme en anglais « pen »

ē = é long, comme dans « fée »

(Les sons e-è-é n’existent pas en arabe classique. Ils sont la forme dialectale d’un « a » ou d’un « i » qui s’est neutralisé au fil du temps)

u = ou court, comme dans « chou »

ū = ou long, comme dans « boue »

o = o court, comme dans « porte » (forme neutralisée du « u »)

i = i court

ī = i long

Remarque:

Lorsqu’il y a une voyelle longue dans un mot, ça veut dire que le mot est accentué à cet endroit.

Concernant la prononciation des consonnes, voici les sons à mémoriser ainsi que leur transcription phonétique. Attention : le soulignement indique que deux lettres se prononcent comme un seul son (comme le « ch » en français ou le « sh » en anglais : deux lettres pour exprimer un seul son).

r = r toujours roulé

gh = r « français » grasseyé

h = h léger, comme en anglais « hot »

ḥ = h dur, le fameux h arabe, fortement prononcé.

kh = r dur, comme la jota espagnole dans « Juan »

k = k ou c, comme dans « kilo »

q = sorte de k prononcé du fond de la gorge (évolue en « g » vers le Sud de l’Egypte et au Soudan)

sh = son « ch » français

3 = son « du gargarisme », appelé « aïn » en arabe (on y reviendra en temps voulu)

’ = hiatus sonore entre deux voyelles, ou au début d’un mot (attaque vocalique), appelé Hamza.

Il existe aussi des formes emphatiques de certaines consonnes. Cela veut simplement dire qu’il faut les prononcer de façon plus marquée. Ces consonnes sont ṣ-ḍ-ṭ-ẓ (avec un point au-dessous). Leur principal effet est de rendre la sonorité de la voyelle qui suit plus grave. Ainsi « ta » devient « ṭâ », avec un a grââââve !

Pas de panique, les explications vont arriver au fur et à mesure, avec le vocabulaire. Rendez-vous à la première leçon !...

 


 

Leçon 1: Dire d'où on vient

Mini leçon 1 – dire d’où l’on vient.

Vocabulaire
menēn ? = d’où ? (contraction de « men aïna » = « de où », en arabe classique)

enta = tu, toi (homme)

enti = tu, toi (femme)

entu = vous (plusieurs personnes)

Phrases

menēn enta ? = d’où es-tu ? d’où viens-tu ? (en parlant à un homme)

enti menēn ? = tu es d’où ? (en parlant à une femme)

wa entu ? = et vous ?

Vocabulaire

men = de (provenance, comme « from » en anglais)

ana = je, moi

Phrases

ana men Faransa = je (suis) de France = je (viens) de France

ana men Swisra = je (viens) de Suisse

ana men Swisra, wa enta ? = je (suis) de Suisse, et toi ?

ana men Maṣr = je (viens) d’Égypte

Remarque :

- On voit que la structure grammaticale est assez informelle. C’est de l’arabe parlé.

- On roule le « r », parce que si on ne le roule pas, c’est une autre lettre (le « gh »)

- On remarque aussi que le verbe être n’est pas utilisé. C’est typique des langues sémitiques.

Pas besoin d’entrer dans le détail des consonnes emphatiques ici : les Égyptiens n’emphatisent que très peu, et même si en réalité le « s » de Maṣr n’est pas le même que le « s » de Faransa, on vous comprendra très bien.

 

Leçon 2: Dire sa nationalité

Mini leçon 2 – dire sa nationalité.

Vocabulaire

Faransa = la France

Beljika = la Belgique *

Swisra = la Suisse

Maṣr = l’Égypte

* « Belgica » apparaîtrait plus joliment orthographié que « Beljika », mais tenons-nous en à la phonétique pour ne pas mélanger les sons « g », « j » et « y » !

 

Phrases

ana faransawi = je (suis) français

ana faransaweyya = je (suis) française

ana beljiki = je (suis) belge (masc.)

ana beljikeyya = je (suis) belge (fém.)

ana swisri = je (suis) suisse

ana swisreyya = je (suis) suisse

ana maṣri = je (suis) égyptien

ana maṣreyya = je (suis) égyptienne

Remarque : Les Arabes ont toutes les peines du monde à prononcer plusieurs consonnes de suite non vocalisées. C’est pourquoi ils placent des voyelles « parasites » dans les mots étrangers commençant par deux consonnes, comme la France, par exemple. (Ils diront Farance. De même, ils diront « nekeste door » pour « next door », en anglais). Comme quoi l’arabe n’est pas si imprononçable qu’on pourrait se l’imaginer !

Petit jeu :

Comment dirait-on :

- Je suis espagnol/espagnole (Espagne = Esbania, car le « p » n’existe pas en arabe)

- Je suis grec/grècque (Grèce = Iunān. Prononcer ce « u » phonétique comme le « ou » français)

- Je suis allemand/allemande (Almania)

- Je suis américain/américaine (Amrica)

Mini leçon 2 – suite : réponses au jeu des nationalités

ana men Esbania > ana esbani / esbaneyya

ana men Iunān > ana iunāni / iunaneyya

anan men almania > ana almani / almaneyya

ana men Amrica > ana amriki / amrikeyya

Cas particulier :

ana men Ingiltera > ana inglizi / inglizeyya (prononcer le « g » toujours « g »)

… et pendant qu’on y est :

il = howa

elle = heyya

il est espagnol = howa esbani

elle est égyptienne = heyya maṣreyya

ils/elles = homma

nous = eḥna (« naḥnu », en arabe classique) avec le ḥ dur

ils sont français = homma faransawiyīn

nous sommes français = eḥna faransawiyīn

… et donc :

homma maṣriyīn, iunaniyīn, iṭaliyīn, etc.

Remarques :

- Il existe des voyelles longues et des voyelles courtes. Nous ne noterons ici que les voyelles particulièrement longues, comme dans Iunān (prononcer « iounaaaan ») en les surmontant d’un petit trait. Lorsqu’il y a une voyelle longue dans un mot, c’est sur elle qu’il faut accentuer.

- Vous connaissez maintenant tous les pronoms personnels de la langue parlée. (Il y en a beaucoup plus en arabe classique, avec toutes les formes féminines et duelles).

- Attention à la prononciation du « h » : seul « eḥna » se prononce avec le ḥ dur sémitique. Les h de howa, heyya et homma se prononcent à l’européenne, comme dans « hello » (juste un petit souffle). Ce sont deux lettres différentes en arabe.

  singulier                             pluriel
ana   =  je                        eḥna  = nous
enta  = tu (masc.)               entu  = vous
enti   = tu (fém.)
howa  = il                           homma =  ils
heyya  =elle                                     =  elles

 

... pigé ?

 

Leçon 3: Se présenter

Mini leçon 3 – se présenter.

Vocabulaire

El-esm = le nom

ē = quoi ? (peu élégant mais très très utilisé en égyptien !)

Esmi Marie, wa enta, esmak ē ? = mon nom est Marie, et toi, c’est quoi ton nom ?

Esmak ē ? = c’est quoi, ton nom ? Litt. « ton nom, (c’est) quoi ? »

Esmek ē ? = idem, au fém.

Tasharrafna = enchanté (litt. « vous nous avez honoré »)

Forṣa sa3īda = réponse : enchanté. (Litt. « occasion heureuse »)

Remarque :

- On note le style très familier du langage parlé

- On voit que l’adjectif possessif (mon/ton/son…) prend la forme d’un suffixe qui se colle à la fin du mot. Ainsi « esm » (le nom) devient « esm-i », « esm-ak », « esm-ek ». Dans d’autres dialectes, tels que le libano-syrien ou dans le Golfe, « esm-ek » donne « esm-etsh »… on n’est pas loin des suffixes hiéroglyphiques !

Un peu de phonétique…

1/ Nous avons vu le « h » doux (comme dans hello), et le « ḥ » dur (comme dans Aḥmed).

2/ Voici venir le « 3 » (le « aïn ») et le « ’ » (la ḥamza) :

- Le « aïn », c’est ce drôle de son que certains appellent le son du vomissement. C’est pas très élégant, mais c’est une image assez précise. Les anglo-saxons préfèrent l’appeler le son du gargarisme. Le « aïn » s’écrit avec une lettre qui ressemble à un 3 à l’envers, c’est pourquoi il est représenté ici par un 3. C’est une consonne comme les autres en arabe, et il faut la prononcer clairement. Essayez de dire « 3a », « 3i », « 3u » en allant chercher le a, i, u tout au fond de la gorge et les remontant, comme pour… les vomir (ou se gargariser avec !)

- La ḥamza, est elle aussi une consonne à part entière, même si ce son semble encore plus bizarre pour nous. C’est en fait une sorte de petit hiatus entre deux voyelles, qui se marque par une coupure dans la prononciation (glottal stop, en anglais). Par ex. le mot ṭa’ir (oiseau). Prononcer ṭâ-ïr, en séparant bien le a du i.

La ḥamza s’appelle aussi « attaque vocalique » lorsqu’elle se place au début d’un mot qui commence par une voyelle. Comme dans « allo ? » en français. Le son a « éclate » au début du mot. Placé en fin de mot, la ḥamza se prononce comme un blocage de la respiration. Par ex. dans le mot « masa’ » (soir), il faut bien buter le dernier a, et on y est !

Courage, le pire est vu !…

3/ Les voyelles courtes et les longues

Facile. Si la voyelle est notée normalement, elle se prononce simplement. Si elle est surmontée d’un trait, faites-là traîner en accentuant le mot à cet endroit… et on y est !

4/ le « kh », le « gh » et le « sh »

- La langue arabe n’utilise jamais deux lettres pour former un seul son. Chaque son a sa lettre. Mais il a bien fallut translittérer dans notre alphabet pour pouvoir écrire les noms de lieux, par exemple. L’assemblage k+h a été retenu pour le son « r » dur, comme le j dans « Juan » en espagnol, ou le ch de « ach so ! » en allemand. Exemple : Khartoum.

- L’assemblage g+h représente le son « r » à la française (grasseyé), qui est différent du vrai r, toujours roulé. Exemple : le Maghreb.

- Le son « ch » (du chien et chat) sera noté « sh ». Exemple : Sharm El-Sheikh.

... et rappelez-vous : pas de panique ! La pratique vient au fur et à mesure.

 

Leçon 4. Les salutations

Mini leçon 4 – saluer.

Vocabulaire
ṣabaḥ el-khēir = bonjour (litt. « matin de bien »)

ṣabaḥ an-nūr = bonjour (réponse codifiée : « matin de lumière »)

masa’ el-khēir = bonsoir (litt. « soir de bien »)

masa’ an-nūr = bonsoir (réponse codifiée : « soir de lumière »)

salām = salut (« paix »). On trouve aussi plus rarement la forme au pluriel « salamāt »

marḥaba = salut (dans le sens de « bienvenue »)

as-salāmu 3alēikum = salutation d’usage entre Musulmans (litt. « la paix sur vous »)

wa 3alēikum as-salām = « et sur vous la paix » (réponse codifiée).

La formule complète est :

wa 3alēikum as-salām, wa raḥmatu-llahi, wa barakāto = « et sur vous la paix, la clémence de Dieu et sa bénédiction »

ma3a-s-salāma (ma3a as-salāma) = au revoir

Remarque : Les salutations et autres échanges de vœux sont extrêmement codifiés en arabe. Chaque souhait réclame une réponse précise, et très souvent, les interlocuteurs surenchérissent avec un autre vœux qui réclame encore sa réponse codifiée. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de « salamalecs » en français, pour signifier des salutations à n’en plus finir !

Grammaire : l’arabe ne connaît qu’une seule forme d’article défini (le/la/les en français), c’est le « al ». Ce « al » (ou « el » en forme non accentuée) s’écrit en se collant au mot, c’est pourquoi il est noté ici avec un trait d’union « al-mot ». Selon la lettre par laquelle commence le mot en question, la prononciation du « al » s’assimile à la première consonne (ex. an-nūr, as-salām). Il y a env. 50% de consonnes « assimilantes » (comme le n et le s), et 50% qui ne le sont pas (comme le m et le b, par exemple, dans al-masa’, al-bāb). Il faut mémoriser…

Pour les curieux :

Ceux qui se plongent plus à fond dans l’étude de l’arabe entendront parler de « lettres solaires » et de « lettres lunaires » (oui, oui, l’arabe est une langue extrêmement poétique !) Il s’agit précisément de ces deux catégories de lettres.

1/ Sont appelées « lunaires » les lettres qui ne s’assimilent pas à l’article « al », comme dans le mot « lune » en arabe : al-qamar. Le « al » reste prononcé « al ». On ne dit pas « aq-qamar »).

2/ Sont appelées « solaires » toutes les autres, qui assimilent le « al », comme dans le mot « soleil » en arabe : ash-shams. Le « al » devient « ash » en s’assimilant à la première lettre du mot « shams ». (On ne dit pas « al-shams »).

 

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